Un chantier de 7 siècles

 

1206-1228 : L'évêque Hervé commence les travaux ; à sa mort en 1228, le sanctuaire, les chapelles de l'abside et les deux portails Nord et Sud sont construits.  
1270-1389 : les travaux durant cette période avancent peu, le début de la guerre de cent ans les suspendent presque entièrement.
1450-1456 : les travaux encouragés par l'évêque Louis Raguier reprennent et complètent les deux dernières travées de la nef.
1506-1550 : la construction du portail principal commence, sur les dessins de Martin Cambiche, ainsi que l'élévation des deux tours ; en 1545, la Tour St Paul est telle qu'on la connait aujourd'hui. La Tour St Pierre ne sera achevée qu'en 1634.
1840-1866 : l'ensemble de la façade Sud de la cathédrale est restauré, on reconstruit son portail et on ajoute la chapelle du Saint Sacrement.  


Le Jubé disparu

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Il fut construit au XIVè siècle par Henri Soudan et Henri de Bruisselles. Il présentait sur sa façade cinq arcades ogivales et celle du milieu, qui servait de porte, était décorée de deux statues de Saint Pierre et de Saint Paul de grandeur naturelle. [Au début du XVIIIè siècle] Comme on n'avait pas les ressources suffisantes pour le démolir, on se contenta de faire sauter les deux grandes portes de bois vermoulu, placées aux deux secondes ogives des deux côtés du jubé ; elles étaient surmontées de deux grillages à fuseaux qui, selon l'abbé Maydieu, "avait l'air de deux claires voies, plus propres à placer à l'entrée d'un potager qu'à servir de perspective dans une cathédrale"... Il fut finalement détruit en 1794, à une époque ou la cathédrale renommée Temple de Raison servait aux réunions et aux fêtes révolutionnaires. A cette période, on ferma le Choeur par de grandes grilles récupérées dans l'abbaye de Clairvaux et dont l'exécution remontait à 1731.

Jeanne d'Arc à la Cathédrale

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Au pied de la Tour Saint Pierre figure une plaque commémorative du passage de Jeanne d'Arc à Troyes, le 10 juillet 1429. Après avoir encerclé la ville le 9 juillet, les troupes de Charles VII se mirent en position autour des remparts, prêtes à l'assaut. Jeanne exhorta les Troyens à se rendre sans combat par cette lettre : « Loyaux Français, venez au devant du Roi Charles et qu'il n'y ait point de faute et ne vous doutez pour vos corps ni vos biens si ainsi faites ; et si ainsi ne le faites, je vous promets et certifie sur vos vies que nous entrerons à l'aide de Dieu en toutes les villes qui doivent être du Saint Royaume, et y ferons bonne paix ferme, qui que vienne contre. A Dieu vous recommande. Dieu soit garde de vous s'il lui plaît. Réponse brièvement. ». La lettre fut jetée au feu, tandis que des messages partirent vers Reims pour informer de la situation. Au bout de quelques jours de siège, Jeanne fit remplir les fossés de fagots, préparant un assaut, et fit le tour des remparts à cheval, son étendard à la main. Les bourgeois de la ville, impressionnés par cette démonstration, lui envoyèrent un Cordelier, frère Richard, qui en s'approchant de Jeanne fit des signes de croix et jeta de l'eau bénite, ce à quoi elle répondit : «Approchez hardiment, je ne m'envolerai pas !». 

Les Troyens accueillirent finalement le Dauphin et la Pucelle, à qui les notables remirent les clés de la ville. Il vinrent entendre la messe du dimanche 10 juillet 1429 dans la cathédrale.

 

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